Pourquoi mon cheval ne VEUT pas ? 

Depuis quelques années maintenant (et ça évolue encore), on prête aux chevaux certains « sentiments », tels que la peur, mais aussi la tristesse, l’angoisse, la joie parfois… malheureusement, depuis bien plus longtemps, on leur prête aussi des comportements et intentions tels que la « mauvaise foi », la « flemmardise », la couardise, le vice… et ce dans quel cas? Dans le cas ou l’homme n’obtient pas ce qu’il désire de son animal.

Mais qui est le cheval ?

Le cheval est un animal du présent. Un animal du « ici et maintenant ». Il vit dans l’instant, pas avant, pas après, il ne calcule pas, il ne prévoit pas.. simplement il cherche à être bien dans l’instant. Globalement, il recherche le calme, la quiétude et la sécurité (qui passe aussi par la présence de congénères et la nourriture).

Et pourtant, le cheval, qui par sa nature n’aime pas les conflits, se rebelle parfois, désobéit même, quitte à se « mettre à dos » son cavalier ou propriétaire, et à « envenimer » la situation par sa non-coopération.

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Muscler son cheval ?

C’est un peu comme une obsession chez nombre de cavaliers, dans le milieu du loisir, comme dans le milieu du sport. Il faut muscler son cheval. Il faut que l’encolure soit imposante, que les formes soient développées, que les chevaux soient comme-ceci, comme-cela…
Alors « il faut travailler sur son attitude », il faut « placer le cheval » (ou le mettre en extension d’encolure), voire le faire tourner en rond pendant 20 bonnes minutes à chaque main, pour le muscler, évidemment.

Et si on commençait par se demander pourquoi ?

En réalité, l’idée de muscler son cheval et de chercher à le développer est bonne. En fait, elle est même évidente, et on pourrait considérer le but de l’équitation (au delà du loisir/plaisir du cavalier) comme de pallier les contraintes physiques imposées par la domestication.
Aussi fou que ça puisse paraître, les chevaux ne sont pas « faits » pour nous porter (WHAAAT?), ni d’ailleurs pour vivre dans les espaces plus ou moins restreints dans lesquels on les détient. Tout ce qu’on leur impose, est donc par nécessité, néfaste pour eux-même (et en même temps, voilà le nombre de chevaux que la domestication a sauvés… bref, là n’est pas le propos). Du coup, on va s’appliquer à chercher un équilibre, avec et pour eux (oui, c’est relativement paradoxal – c’est humain quoi). Lire la suite