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La dermite estivale, ce fléau : la comprendre pour mieux l’appréhender.

C’est probablement le 937654ème article que vous lisez à ce sujet. Je sais. J’en ai lu des dizaines aussi, sans jamais y trouver les réponses que je cherchais. Aujourd’hui, je souhaite non pas vous amener des réponses, mais des pistes de réflexion.

La dermite estivale, ou Dermite Equine Récidivante Estivale (DERE) est définie par le corps vétérinaire comme : une réaction épidermique allergique aux piqures de culicoides. (qui sont, si vous l’ignorez, de microscopiques insectes)
La dermite estivale pourrit le quotidien de centaines de chevaux et propriétaires qui voient arriver l’été avec la boule au ventre, en se demandant comment il vont survivre cette année. Des chevaux qui se grattent, se démangent, deviennent dingues, la peau à sang, suintant de pus parfois… et des propriétaires paniqués, qui s’embarquent sur des traitements à la cortisone, des désensibilisations, qui investissent dans des couvertures anti dermite, des cures phyto, de l’homéopathie.

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L’énergétique… pratique ésotérique ?

Si vous êtes tombés sur cet article, sans doute avez-vous déjà entendu parler du shiatsu, ainsi que de techniques de soin dites « énergétiques ». Et sans doute les premières fois, ou encore maintenant, vous vous dites « keskecé ce truc de perché? ».
Peut-être que l’énergétique vous évoque un chaman récitant des prières ou des chants autour d’un feu… Un « magnétiseur » apposant ses mains à 2m de vous en jurant réaligner vos chakras… Un guérisseur lisant dans vos pensées les plus profondes… à moins que vous pensiez à une boisson énergétique…

Bon, en fait, vous y êtes pas du tout.

Mais genre, vraiment pas.

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Souvenir de la douleur chez le cheval

La reconnaissance et l’évaluation (voire quantification) de la douleur ne sont pas toujours évidentes chez le cheval, par ignorance souvent mais aussi par erreur, nombreux acteurs du monde équestre (particuliers mais aussi professionnels) ne sont pas à même de détecter la plupart des douleurs chroniques, ni parfois certaines douleurs aiguës (ou ponctuelles). L’une et l’autre se traduisent souvent par une modification (relativement importante) des mimiques ou du comportement, et ce, parfois à long terme.

La douleur animale a été définie comme « expérience sensorielle aversive qui élicite une action motrice protectrice occasionnant un apprentissage de comportement d’évitement et de fuite et qui peut modifer des traits comportementaux spécifques d’espèces englobant les comportements sociaux » (Zimmerman, 1984).

« Les stimulus « nociceptifs » (du latin nocere : nuire) [terme introduit par Sherrington] ont en commun de menacer l’intégrité du corps et d’activer un ensemble d’organes sensoriels, les « nocicepteurs ». Ces stimulus déclenchent un répertoire varié, mais limité, de réponses réflexes et comportementales qui sont généralement associées à la perception d’une douleur. » (J.L Guichet)

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Muscler son cheval ?

C’est un peu comme une obsession chez nombre de cavaliers, dans le milieu du loisir, comme dans le milieu du sport. Il faut muscler son cheval. Il faut que l’encolure soit imposante, que les formes soient développées, que les chevaux soient comme-ceci, comme-cela…
Alors « il faut travailler sur son attitude », il faut « placer le cheval » (ou le mettre en extension d’encolure), voire le faire tourner en rond pendant 20 bonnes minutes à chaque main, pour le muscler, évidemment.

Et si on commençait par se demander pourquoi ?

En réalité, l’idée de muscler son cheval et de chercher à le développer est bonne. En fait, elle est même évidente, et on pourrait considérer le but de l’équitation (au delà du loisir/plaisir du cavalier) comme de pallier les contraintes physiques imposées par la domestication.
Aussi fou que ça puisse paraître, les chevaux ne sont pas « faits » pour nous porter (WHAAAT?), ni d’ailleurs pour vivre dans les espaces plus ou moins restreints dans lesquels on les détient. Tout ce qu’on leur impose, est donc par nécessité, néfaste pour eux-même (et en même temps, voilà le nombre de chevaux que la domestication a sauvés… bref, là n’est pas le propos). Du coup, on va s’appliquer à chercher un équilibre, avec et pour eux (oui, c’est relativement paradoxal – c’est humain quoi). Lire la suite

Le travail en liberté, ou leur laisser le choix.

Ah, le travail en liberté, quelque chose qui fait toujours rêver… Le but ultime quoi. Et pourtant, selon moi, il s’agit plus d’un mode de travail que d’une finalité.

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Il ne peut y avoir (dans mon monde du moins) de travail avec les chevaux sans amour et sans liens. Commencer à travailler avec un cheval, c’est inévitablement créer des liens, et s’engager affectivement et parfois émotionnellement dans notre quête. Et je crois qu’il est bien plus intéressant de voir le travail avec les chevaux comme une quête (de vérité, de complicité, d’harmonie…) que comme une simple mission que l’on devrait remplir avant d’en commencer une autre, et ce, même si c’est notre métier.
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L’entretien du senior.

Il arrive un moment où on s’aperçoit que le cheval vieillit après ses nombreuses années de bons et loyaux services, que son poil blanchit, que ses capacités physiques diminuent doucement, qu’il se fatigue plus vite… Il arrive un moment où on pense qu’il est temps de les remercier, de les ménager, et de leur offrir ce qu’on appellera « la retraite ». Et pourtant, c’est la retraite qui tue les chevaux. J’entends par retraite l’arrêt complet d’exercice voire de sorties.

Le cheval âgé, comme n’importe lequel, a besoin d’exercice, de sorties, pour entretenir sa santé physique ET mentale. Il a aussi besoin, une fois de plus comme n’importe qui, de recevoir des soins et un travail adaptés.

Lorsqu’un cheval prend de l’âge, il peut être plus exposé à certains problèmes de santé (comme par exemple des fragilités articulaires/musculaires) et voir la capacité de son système immunitaire diminuer… cependant, à trop chercher à le ménager (et parfois le « sur-protéger »), on lui fais souvent plus de mal que de bien.

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Les pieds et l’hiver.

Bien voilà, on y est l’automne, puis l’hiver, la boue, les terrains humides, les fourchettes pourries…

Petit zoom sur les possibles soins maison pour nous aider en cette saison !

Évidemment, un parage adapté est juste indispensable, sans quoi de nombreux soucis feront surface (pourritures accentuées, seimes… et j’en passe). En dehors de certains cas pathologiques, avec un peu de courage et en s’étant bien renseignés au préalable (au mieux après avoir réalisé un stage consacré à tout ça), on peut nous-même se charger de l’entretien des pieds de nos amis chevaux entre deux passages du pareur par exemple.

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Détendre avant de tendre.

L’automne, la belle saison pour se (re)mettre au boulot sérieusement avec nos amis chevaux, l’occasion de faire un point sur ce principe très important.
D’une manière générale, l’équitation, le travail du cheval, le dressage, cherchent à « tendre » le cheval. Évidemment, pas dans le sens « le monter en tension » comme trop le pensent, mais plutôt l’amener à se tendre vers l’avant (et non pas contre le cavalier) tendre son dos, ses muscles, se rassembler… Dans cette recherche d’équilibre, nombreux sont les cavaliers qui cherchent à brûler les étapes.

La fameuse « tension » du cheval doit être vue comme un aboutissement, le résultat d’un long travail qui passera inévitablement par.. la détente. Une idée bien trop oubliée et laissée de côté dans une époque où l’on a « pas le temps », où l’on veut « aller vite », où on s’attend à obtenir « tout, tout de suite ». Mais ce n’est plus à prouver, prendre du temps aujourd’hui permet d’en gagner demain.

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Vers une équitation juste.

De plus en plus de cavaliers se disent à la recherche de l’équitation « juste » sans même savoir de quoi il peut bien s’agir. La vision des chevaux évolue, et il est est fréquent d’entendre parler de « dénaturation », contre laquelle grand nombre de cavalier prétend lutter (le summum du paradoxe). Il n’y a, d’après moi, pas d’équitation sans contraintes; et c’est pourquoi, dans une optique de collaboration et d’équilibre, il est important de privilégier l’échange. Votre cheval vous offre une agréable séance de dressage, il enchaîne 12 obstacles à la perfection, mais, qu’obtient-il en contrepartie ? C’est ici que tout repose. Vous prenez plaisir à être sur vos chevaux, mais, vos chevaux prennent-ils plaisir à être sous votre selle ?

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