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La dermite estivale, ce fléau : la comprendre pour mieux l’appréhender.

C’est probablement le 937654ème article que vous lisez à ce sujet. Je sais. J’en ai lu des dizaines aussi, sans jamais y trouver les réponses que je cherchais. Aujourd’hui, je souhaite non pas vous amener des réponses, mais des pistes de réflexion.

La dermite estivale, ou Dermite Equine Récidivante Estivale (DERE) est définie par le corps vétérinaire comme : une réaction épidermique allergique aux piqures de culicoides. (qui sont, si vous l’ignorez, de microscopiques insectes)
La dermite estivale pourrit le quotidien de centaines de chevaux et propriétaires qui voient arriver l’été avec la boule au ventre, en se demandant comment il vont survivre cette année. Des chevaux qui se grattent, se démangent, deviennent dingues, la peau à sang, suintant de pus parfois… et des propriétaires paniqués, qui s’embarquent sur des traitements à la cortisone, des désensibilisations, qui investissent dans des couvertures anti dermite, des cures phyto, de l’homéopathie.

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L’énergétique… pratique ésotérique ?

Si vous êtes tombés sur cet article, sans doute avez-vous déjà entendu parler du shiatsu, ainsi que de techniques de soin dites « énergétiques ». Et sans doute les premières fois, ou encore maintenant, vous vous dites « keskecé ce truc de perché? ».
Peut-être que l’énergétique vous évoque un chaman récitant des prières ou des chants autour d’un feu… Un « magnétiseur » apposant ses mains à 2m de vous en jurant réaligner vos chakras… Un guérisseur lisant dans vos pensées les plus profondes… à moins que vous pensiez à une boisson énergétique…

Bon, en fait, vous y êtes pas du tout.

Mais genre, vraiment pas.

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Des conditions de vie idéales ?

Après des mois d’absence, j’ai envie aujourd’hui d’aborder un sujet que je trouve intéressant et plutôt passionnant… les conditions de vie du cheval.

J’ai grandi et appris dans des structures classiques, dans lesquelles on ne m’a jamais appris à comprendre ni à réfléchir au pourquoi du comment nous imposions telle ou telle chose à nos chevaux. Aujourd’hui je remarque d’ailleurs qu’au moins 50% des propriétaires déterminent les conditions de vie de leur cheval parce que « on a toujours fait comme ça ». Triste constat.
Plus tard, j’ai eu l’occasion d’apprendre la physiologie, l’éthologie et la physionomie du cheval, et j’ai été horrifiée de comprendre que nous causions beaucoup, beaucoup, de dégâts chez les chevaux. Et petit à petit dans ma tête, s’est créée l’idée qu’il n’y avait qu’une seule façon de détenir les chevaux : au pré, en troupeau, au foin, poilus, pieds nus… « au naturel » quoi. Cette idée, nombre d’amoureux des chevaux la partagent.

J’ai la chance de rencontrer chaque jour des cavaliers et chevaux qui me permettent de nuancer cette idée.

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Souvenir de la douleur chez le cheval

La reconnaissance et l’évaluation (voire quantification) de la douleur ne sont pas toujours évidentes chez le cheval, par ignorance souvent mais aussi par erreur, nombreux acteurs du monde équestre (particuliers mais aussi professionnels) ne sont pas à même de détecter la plupart des douleurs chroniques, ni parfois certaines douleurs aiguës (ou ponctuelles). L’une et l’autre se traduisent souvent par une modification (relativement importante) des mimiques ou du comportement, et ce, parfois à long terme.

La douleur animale a été définie comme « expérience sensorielle aversive qui élicite une action motrice protectrice occasionnant un apprentissage de comportement d’évitement et de fuite et qui peut modifer des traits comportementaux spécifques d’espèces englobant les comportements sociaux » (Zimmerman, 1984).

« Les stimulus « nociceptifs » (du latin nocere : nuire) [terme introduit par Sherrington] ont en commun de menacer l’intégrité du corps et d’activer un ensemble d’organes sensoriels, les « nocicepteurs ». Ces stimulus déclenchent un répertoire varié, mais limité, de réponses réflexes et comportementales qui sont généralement associées à la perception d’une douleur. » (J.L Guichet)

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Pourquoi mon cheval ne VEUT pas ? 

Depuis quelques années maintenant (et ça évolue encore), on prête aux chevaux certains « sentiments », tels que la peur, mais aussi la tristesse, l’angoisse, la joie parfois… malheureusement, depuis bien plus longtemps, on leur prête aussi des comportements et intentions tels que la « mauvaise foi », la « flemmardise », la couardise, le vice… et ce dans quel cas? Dans le cas ou l’homme n’obtient pas ce qu’il désire de son animal.

Mais qui est le cheval ?

Le cheval est un animal du présent. Un animal du « ici et maintenant ». Il vit dans l’instant, pas avant, pas après, il ne calcule pas, il ne prévoit pas.. simplement il cherche à être bien dans l’instant. Globalement, il recherche le calme, la quiétude et la sécurité (qui passe aussi par la présence de congénères et la nourriture).

Et pourtant, le cheval, qui par sa nature n’aime pas les conflits, se rebelle parfois, désobéit même, quitte à se « mettre à dos » son cavalier ou propriétaire, et à « envenimer » la situation par sa non-coopération.

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Muscler son cheval ?

C’est un peu comme une obsession chez nombre de cavaliers, dans le milieu du loisir, comme dans le milieu du sport. Il faut muscler son cheval. Il faut que l’encolure soit imposante, que les formes soient développées, que les chevaux soient comme-ceci, comme-cela…
Alors « il faut travailler sur son attitude », il faut « placer le cheval » (ou le mettre en extension d’encolure), voire le faire tourner en rond pendant 20 bonnes minutes à chaque main, pour le muscler, évidemment.

Et si on commençait par se demander pourquoi ?

En réalité, l’idée de muscler son cheval et de chercher à le développer est bonne. En fait, elle est même évidente, et on pourrait considérer le but de l’équitation (au delà du loisir/plaisir du cavalier) comme de pallier les contraintes physiques imposées par la domestication.
Aussi fou que ça puisse paraître, les chevaux ne sont pas « faits » pour nous porter (WHAAAT?), ni d’ailleurs pour vivre dans les espaces plus ou moins restreints dans lesquels on les détient. Tout ce qu’on leur impose, est donc par nécessité, néfaste pour eux-même (et en même temps, voilà le nombre de chevaux que la domestication a sauvés… bref, là n’est pas le propos). Du coup, on va s’appliquer à chercher un équilibre, avec et pour eux (oui, c’est relativement paradoxal – c’est humain quoi). Lire la suite