Souvenir de la douleur chez le cheval

La reconnaissance et l’évaluation (voire quantification) de la douleur ne sont pas toujours évidentes chez le cheval, par ignorance souvent mais aussi par erreur, nombreux acteurs du monde équestre (particuliers mais aussi professionnels) ne sont pas à même de détecter la plupart des douleurs chroniques, ni parfois certaines douleurs aiguës (ou ponctuelles). L’une et l’autre se traduisent souvent par une modification (relativement importante) des mimiques ou du comportement, et ce, parfois à long terme.

La douleur animale a été définie comme « expérience sensorielle aversive qui élicite une action motrice protectrice occasionnant un apprentissage de comportement d’évitement et de fuite et qui peut modifer des traits comportementaux spécifques d’espèces englobant les comportements sociaux » (Zimmerman, 1984).

« Les stimulus « nociceptifs » (du latin nocere : nuire) [terme introduit par Sherrington] ont en commun de menacer l’intégrité du corps et d’activer un ensemble d’organes sensoriels, les « nocicepteurs ». Ces stimulus déclenchent un répertoire varié, mais limité, de réponses réflexes et comportementales qui sont généralement associées à la perception d’une douleur. » (J.L Guichet)

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