Détendre avant de tendre.

L’automne, la belle saison pour se (re)mettre au boulot sérieusement avec nos amis chevaux, l’occasion de faire un point sur ce principe très important.
D’une manière générale, l’équitation, le travail du cheval, le dressage, cherchent à « tendre » le cheval. Évidemment, pas dans le sens « le monter en tension » comme trop le pensent, mais plutôt l’amener à se tendre vers l’avant (et non pas contre le cavalier) tendre son dos, ses muscles, se rassembler… Dans cette recherche d’équilibre, nombreux sont les cavaliers qui cherchent à brûler les étapes.

La fameuse « tension » du cheval doit être vue comme un aboutissement, le résultat d’un long travail qui passera inévitablement par.. la détente. Une idée bien trop oubliée et laissée de côté dans une époque où l’on a « pas le temps », où l’on veut « aller vite », où on s’attend à obtenir « tout, tout de suite ». Mais ce n’est plus à prouver, prendre du temps aujourd’hui permet d’en gagner demain.

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C’est là que l’incontournable travail d’assouplissements et de gymnastique entre en jeu. Lorsque l’on s’y penche, l’étude de la biomécanique équine est très intéressante et permet à chacun de mieux apprendre, de comprendre comment fonctionne réellement le cheval, de manière à pouvoir travailler en fonction, à optimiser les capacités du cheval, quelle que ce soit la discipline pratiquée.

Sur le court terme le travail de détente est également fondamental, que ce soit pour le cheval comme pour le cavalier, il permet de se mettre en condition, de préparer son corps à un travail plus complexe, de s’échauffer…

Avec la baisse des températures, la (re)mise au travail du cheval et du cavalier, et quelles que soient les conditions de vie du cheval (d’autant plus s’il n’a pas l’occasion de se déplacer beaucoup) la détente doit se voir comme une étape non négligeable.
Premièrement, avant une séance, elle va servir à échauffer le corps, les muscles (et notamment éviter les tendinites, par exemple), mais également à préparer le travail en douceur, sur le point physique comme « relationnel », de créer une connexion. Il est intéressant à mon sens de toujours commencer par un peu de travail à pied (ne pas comprendre forcément une « séance de longe »).

11201873_543353662481632_3132214954703719242_nAglaé et Hercule

Il va nous permettre de nous échauffer comme d’échauffer le cheval, de faire un point sur la progression, sur les codes instaurés, de les revoir, pourquoi pas d’en instaurer de nouveaux, et surtout, nous permettre d’observer le cheval, qui tel jour pourra se montrer un peu bloqué/raide à tel ou tel endroit, ou plutôt disposé à certaines choses plus que d’autres, et donc, d’adapter le travail en fonction. Une fois les corps (et ben oui, le notre aussi) échauffés, mobilisés, assouplis… on peut passer à cheval !

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Et recommencer le même travail à cheval, vérifications, détente, assouplissements… là, il faut aussi comprendre une phase d’observation et d’analyse des sensations, qui ne seront pas les mêmes qu’à pied, et pourront nous révéler différentes choses… avant de passer à autre chose.
La séance s’arrête parfois là, après une simple détente au pas, ou peut continuer, selon nos disponibilités, envies, motivations… Et surtout, selon le cheval.

Il est intéressant, quel que soit le niveau du cheval, d’aborder doucement un travail sur deux pistes, un travail de mobilisation globale, toujours dans une optique de détente et d’assouplissement, et également de mettre en place, pourquoi pas, des dispositifs de barres (barres au sol/cavalettis) qui trouvent tout aussi bien leur place dans un travail de dressage, « sur le plat ».

Il faut apprendre à prendre le temps, à s’adapter… il n’y a rien de plus bénéfique.

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Mais la séance ne se doit pas d’être terminée lorsque le « travail » touche à sa fin. Toujours dans une optique d’optimisation des capacités physiques [et de développement du relationnel], je trouve très important, en fin de séance, d’offrir au cheval (et à nous même) un petit moment agréable, comme un petit tour en extérieur (ou pas, si pas moyen), pour faire retomber la « pression », se détendre doucement, faire redescendre la température, le rythme cardiaque, les aider à sécher éventuellement si transpiration il y a… et puis, terminer sur des étirements, pour éviter notamment les courbatures, il est très important de PROPOSER les étirements au cheval et non pas de les imposer, ce qui risquerait de causer plus de mal que de bien, de même pour nous !

Merci à Aglaé, Perrine et leurs beaux chevaux d’illustrer cet article.

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